LES COMPTES DE

Emmanuel Macron

Président · 2017–… On mesure le quinquennat, pas le meeting. Le Maire signait à Bercy les mêmes années : on ne compte pas deux fois le même stock.

2017  →  ~2 260 Md€  ·  ~99 % du PIB
2025  →  3 460,5 Md€  ·  115,7 % du PIB
Δ     →  ~+1 200 Md€ · +17 pts

Source : Insee, dette Maastricht · comptes APU 2025

2017 2019 2025
Dette / PIB ~99 % ~98 % 115,7 %
Déficit / PIB −2,9 % −2,4 % −5,1 %
Intérêts APU ~40 ~37 64,7 Md€

2019 = dernière année avant le virus. Le saut est après. Le déficit 2025 n’est plus le virus.

La phrase

12 mars 2020 : « Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires […] pour sauver des vies. Quoi qu’il en coûte. » Puis, dans la même allocution, la même formule pour les salariés et les entreprises.

Source : allocution du 12 mars 2020 (reprise Franceinfo ; texte officiel Présidence)

Ce que ces chiffres disent

Avant Covid, le ratio ne descend pas vraiment (~99 → ~98). Pendant : il explose (114,9 % fin 2020). Après : il ne revient pas sous 110. En 2025 on est à 115,7 % et 5,1 % de déficit.

« Quoi qu’il en coûte » était une phrase de guerre sanitaire. Elle est devenue une méthode. C’est ça, le compte.

Ce qu’ils ne disent pas

Que Macron « vaut » +17 points tout seul. 2020 n’est pas 2018. L’OFCE attribue une part majoritaire du saut 2020–22 aux crises. Le président n’a pas inventé le virus.

Ils ne disent pas non plus que le virus explique 2024 et 2025. La Cour des comptes l’a écrit : la France sort de la séquence avec davantage de dette que ses partenaires « à mesures comparables ». Le déficit qui reste à 5 %, ce n’est plus l’urgence.

Meilleur chiffre

2019 : déficit 2,4 % du PIB, ratio ~98 %. Pas un assainissement historique. Un plateau. Rare, dans cette série.

Pire chiffre

Le palier post-Covid. 115,7 % cinq ans après le premier confinement. Intérêts APU 64,7 Md€. La phrase de 2020 n’avait pas de date de fin. Les comptes, si.

La dinguerie, précisément

Pas d’avoir ouvert le chômage partiel en mars 2020. Ça a une justification. Pas d’avoir dit « la santé n’a pas de prix » le 12 mars — c’était le sujet du jour.

La dinguerie est d’avoir laissé la formule survivre au virus : boucliers, baisses non gagées, déficit qui ne revient pas à 3 %, et le même vocabulaire d’urgence pour un exercice 2025 où il n’y a plus de confinement.

Le Maire a signé les budgets. Macron a nommé le cadre. Les 1 200 Md€, on ne les met pas deux fois dans deux colonnes.

Mention Disette : phrase juste le 12 mars 2020. Compte à ouvrir le 13.