DETTE PUBLIQUE
Le ratio n’est jamais redescendu durablement.
Source : Insee, comptes des APU 2025
Fin 2025 : 115,7 % du PIB · 3 460,5 Md€ (Insee). Chaque crise pose un palier. Personne ne redescend.
Dette / PIB en fin de mandat
Maastricht · Insee · ordres de grandeur en début/fin de quinquennat ou septennat
Lecture : niveau atteint en fin de mandat, pas la pente annuelle. Sarkozy reste le plus fort saut court (+26 pts en 5 ans). Mitterrand, le changement d’époque.
| Mandat | Début | Fin | Δ | Choc |
|---|---|---|---|---|
| Mitterrand | ~22 % | ~58 % | +36 pts | Turnover 81, 93 |
| Chirac | ~58 % | ~66 % | +8 pts | Euro, 2003 |
| Sarkozy | ~66 % | ~92 % | +26 pts | 2008–09 |
| Hollande | ~92 % | ~99 % | +7 pts | Après-crise |
| Macron | ~99 % | 115,7 % | +17 pts | Covid, énergie |
Fin 2025 = Insee comptes APU. Les autres années : séries Insee / reconstructions usuelles, d’où les ~.
Série : Insee, dette Maastricht · années anciennes arrondies (~).
Ce que ces chiffres ne disent pas
Un écart de ratio sur un mandat n’est pas une facture au nom du président. Il mélange crise, recette qui chute, PIB au dénominateur, intérêts, et mesures votées. Sarkozy +26 : la moitié tient à 2008–09. Macron +17 : Covid et énergie pèsent. Le reste — baisses non gagées, déficit qui ne revient pas à 3 % — ça, c’est du choix.
Mitterrand
Le changement d’époque. On entre dans le régime de déficits permanents. Le ratio triple presque. Ce n’est pas « un président » : c’est le basculement du modèle.
Sarkozy
Plus fort saut court : +26 points en cinq ans. Moitié crise financière, moitié déficits qui ne se referment pas après 2010. Le palier 90 % est posé.
Hollande
Le mandat « plat » en apparence : +7 points. En euros, la dette continue de gonfler. On stabilise un ratio déjà haut. On ne redescend pas.
Macron
Plus forte hausse en euros (~2 260 → 3 460 Md€). 98,8 % fin 2017 → 115,7 % fin 2025. Covid et bouclier expliquent une part. Le déficit 2025 reste à 5,1 % du PIB — ce n’est plus l’urgence.
