Pourquoi Disette
La France n’est pas en famine. Elle est à court de marge : 115,7 % de dette publique fin 2025, un déficit encore au-dessus de 5 % du PIB, une dépense publique autour de 57 %.
Depuis 1974, aucun budget n’a produit d’excédent. Chaque crise — 1993, 2008, 2020 — pose un palier plus haut. Personne, à droite comme à gauche, n’est redescendu.
On peut raconter ça en tract. On peut aussi aligner les séries Insee et regarder qui signait, quel choc tombait, quel contrat restait debout après l’abandon politique.
Disette choisit la deuxième option. D’où le nom : pas la disette des ménages au sens calorique — la disette de marge de l’État, celle qui transforme chaque orage en nouvel emprunt.
Les dossiers « gâchis » (écotaxe, Seine, Louvois, Notre-Dame-des-Landes) pèsent quelques milliards. Le déficit annuel en pèse ~150. Les premiers existent. Ils n’exonèrent pas le second.
Prochaine note quand un chiffre bouge, ou quand une phrase ministérielle le nie.
Source : Insee, comptes des APU 2025
