NOTE · UNE ANNÉE, UN TROU

2020 : le quoi qu’il en coûte

Mars 2020, une phrase. Derrière, un exercice : le PIB recule d’environ 8 %, le déficit public passe autour de 9 % du PIB, le ratio de dette fait un palier qu’on n’a pas défait.

Ce qui est sorti en cash n’est pas le roman des 400 milliards. Une part est de la garantie (PGE) — ça n’est dépensé que si l’entreprise fait défaut. Une part est de la dépense : activité partielle, fonds de solidarité, reports.

Ordre de grandeur sourcé : l’activité partielle État + Unédic, crise sanitaire, autour de 35 Md€ de dépenses. Le fonds de solidarité, d’autres lignes. La Cour, plus tard, a chiffré un ensemble de mesures de soutien 2020–2022 à ~82 Md€ — autre périmètre, autre addition.

Sources : Unédic, bilan activité partielle · Cour des comptes, rapports post-crise · Insee, comptes 2020–2021.

On peut soutenir que le chômage partiel valait son prix. On ne peut pas soutenir que le palier de dette soit « le virus seul » une fois 2023, 2024, 2025 écrits. Le flux d’urgence s’arrête. Le stock reste. Voir la série.

Ce que ça ne dit pas

Que 2020 soit une orgie gratuite. Que 2025 soit encore le Covid. Cinq ans après, le déficit est à 5,1 %. Ce n’est plus le masque.